Encouragés par l’exemple des lycéens qui ont réussi au début de la semaine à reporter à l’année prochaine la nationalisation des épreuves du baccalauréat, les étudiants du département de biologie de la faculté des sciences, qui ont intégré le processus de Bologne, ont décidé de résoudre leurs problèmes dans la rue. Une manifestation organisée par les étudiants de licence devrait avoir lieu le mercredi 7 mai.
« Nous n’avons pas de meneur, nous participons tous. Les leaders sont des étudiants de troisième année de licence et chacun de nous a sa part de travail », nous dit Tena responsable de la communication avec les médias. « La situation est terrible dans toutes les facultés et je m’attends à ce que se joignent à nous des collègues d’autres facultés. Nous avons mis des affiches et des informations sur les manifestations, et les gens ont fait savoir sur les forums qu’ils nous soutiendraient. Nous avons aussi informé les lycéens de la manifestation et certains d’entre eux ont exprimé la volonté de nous soutenir » dit Tena. Elle dit ne pas savoir combien d’étudiants des autres facultés se joindront à eux.
Des affiches et un forum
« Nous voulons que les conditions d’apprentissage et de passage de la licence au master soient clairement définies, nous voulons terminer les programmes d’études selon les modalités avec lesquelles nous nous sommes inscrits en première année. Nous ne voulons pas de conditions supplémentaires pour l’inscription en master et nous ne voulons pas de nouveaux quotas. En fait, nous aspirons à la possibilité de continuer nos études, au respect des droits des étudiants et à une plus grande implication dans l’enseignement.
Nous exigeons que les enquêtes qualitatives sur l’enseignement soient rendues publiques, dit-elle, citant les exigences de ses collègues. Lesquelles exigences, ajoute-t-elle, portent sur les accords de Bologne dans la majorité des facultés. Il s’agira aussi de résoudre d’autres désaccords internes avec le département de biologie de la faculté. Sa collègue Dina Kovač espère que leurs aînés se joindront à eux pour que la manifestation soit plus massive que celle des lycéens, bien qu’elle ne puisse l’affirmer de manière sûre. Membre du conseil étudiant de la faculté de philosophie (sciences sociales et lettres) dont les étudiants soutiennent leurs collègues des sciences, Vlado Holgota, lui non plus, n’est pas sûr que que les étudiants se présenteront en masse aux manifestations.
– « A la tribune que nous avons tenue mardi à la faculté, 500 étudiants ont dit qu’ils iraient à la manifestation, mais combien d’entre eux s’y rendront vraiment, nous le verrons jeudi. Nous avons aussi discuté avec des collègues d’autres villes, mais pour l’instant nous ne nous sommes mis d’accord sur rien de concret. Mais peut-être que quelques-uns se joindront à nous », affirme Holgota. Il ne croit pas qu’ils renonceront au rassemblement, malgré la rencontre annoncée avec les représentants du ministère, rencontre qui se tiendra lundi.
Le soutien de l’Union
L’Union des étudiants sociaux-démocrates soutient les manifestants. « nous ne sommes pas les organisateurs, mais nos membres soutiendront les manifestants. Je crois qu’au moins 500 de nos membres vont y prendre part » dit Danijel Kokotović, secrétaire de l’Union, ajoutant : « Les lycéens ont donné un carton jaune à Primorac, j’espère que nous lui donnerons le rouge. »
Irena Kustura
Traduit par Thibault Joubert Courrier des Balkans