Le tourisme médical en Europe : la santé perd ses frontières
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Written by Louise Beauchêne
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Friday, 27 July 2007
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Le tourisme médical est une nouvelle tendance mondiale loin d’avoir épargné l’Europe. Depuis 2002, plusieurs formes de tourismes se sont développés, et parfois à la limite de la légalité : la chirurgie dentaire, oculaire, esthétique… D’après les sondages d’Europ Assistance (Baromètre cercle santé), les européens seraient de plus en plus enclins à recourir à ces soins de santé à l’étranger. Prenons l’exemple d’Andras Hahn, 46 ans, habitant Hanovre, qui aurait besoin de nouvelles dents. L’opération lui coûterait 2120 euros, dont 914,14 lui seront remboursés, et le reste serait à sa charge. S’il se fait opérer à Budapest, cela ne lui coûtera que le tiers. Le calcul est donc rapide pour beaucoup d’allemands : que ce soit une thalassothérapie en Slovaquie, une opération oculaire en République tchèque ou une couronne en Pologne, nos voisins de l’Est sont très attractifs. Seul hic, le remboursement de ces soins, qui a été dans un premier temps problématique. Jusqu’à présent, le ressortissant européen étant muni d’une autorisation préalable, appelée formulaire E112, pouvait se faire soigner dans n’importe quel pays de l’Union, mais à certaines conditions. En effet, l’article 22 précisait que l’autorisation pouvait être refusée lorsque le traitement était possible dans le pays d’origine. En mai 2006, le système a été contraint d’évoluer avec l’affaire Yvonne Watts. Cette britannique s’était faite poser une prothèse de la hanche en France sans l’autorisation de sa caisse d’assurance maladie. Cette dernière refusant tout remboursement, Mrs Watts s’est donc adressée à la Cour Européenne de Justice qui a interprété les textes en sa faveur. Désormais, chaque Européen a la possibilité de se faire soigner aux mêmes conditions de remboursement dans n’importe lequel des 27 pays membres. Les ressortissants de l’Europe sont par conséquent amenés à se faire soigner de plus en plus à l’étranger. D’après les sondages du CSA-Europe Assistance, 73% des Européens se disent confiants quant aux compétences des médecins ayant obtenu leur diplôme en dehors de la Communauté Européenne (sauf les Suédois plus attachés à un diplôme européen) et 65% des Européens se déclarent prêt à se déplacer à l’étranger si leur intervention médicale n’est pas disponible dans le pays d’origine. D’après les chiffres, les Italiens seraient également plus enclins à voyager pour des interventions médicales alors que Allemands et Français penseraient d’abord à la chirurgie esthétique. Certains pays ont donc rapidement compris que ce commerce de la santé, problème de déontologie et parfois même d’éthique mis à part, est un vrai filon d’or. La Tunisie, avec ses nouvelles cliniques et opérateurs tels qu’Estetika Tour, a su ces dernières années se reconvertir en véritable « Sillicon Valley » des européens occidentaux. Avec plus de 8000 médecins dont le diplôme est reconnu en Europe et des cliniques respectant tous les standards européens, la Tunisie attire de plus en plus de Britanniques, d’Allemands, d’Italiens, de Français et d’Espagnols. La Pologne et la Hongrie, comme la clinique Jildent à Budapest, proposent des soins dentaires aux prix sans concurrence, qui attirent en masse les Autrichiens et les Allemands, ainsi que quelques Danois et Français. Chaque système réagit différemment à ces flux de patients. Les Français bénéficient d’un système de santé bien couvert et plutôt rapide ; ils sont donc surtout attirés vers les offres de chirurgie dentaire, très mal remboursée, et également par la chirurgie esthétique qui n’est pas du tout prise en charge. Beaucoup d’Anglais sont quant à eux poussés par la nécessité de s’expatrier pour pouvoir avoir accès à des opérations hors de prix. D’après Marianne, la Sécurité sociale anglaise dite NHS (National Health Service) aurait même poussé son pragmatisme jusqu’à passer un accord avec des hôpitaux privés indiens appelés Apollo, « pour déléguer quelques menues analyses et des diagnostics à distance »... Par ailleurs, tandis que les termes de Budapest et de Slovaquie, agréables et bon marché, font grincer des dents les leaders français de la thalassothérapie, la Suisse propose en toute tranquillité ses centres de cure haut de gamme. Que ce soit une question de luxe ou d’économie, chaque pays tient à profiter du tourisme de la santé. Un tourisme qui a néanmoins ses retours de médailles. Vers qui se tourner en cas de complications post-opératoires ? Il se pose par exemple le problème de l’importance de la préparation et du suivi d’une opération dentaire ; une prothèse dentaire nécessite en effet cinq ou six essayages au minimum et doit subir de nombreuses retouches. En France, en cas d’urgence, une hospitalisation pour des complications dues à la chirurgie esthétique devra être payée dans son intégralité, puisque l’assurance maladie ni aucune mutuelle complémentaire ne couvre ces opérations. Le patient se doit donc d’être vigilant. Une problématique en devenir est née : dans un futur proche, pourquoi ne pas choisir le meilleur hôpital européen en fonction de ses performances ? Et ce, tout en se faisant rembourser par sa caisse d’assurance maladie… Le jugement de mai 2006 facilite déjà les soins transfrontaliers dans les 25 pays de l’Union Européenne, et une nouvelle jurisprudence est en route. La Commission européenne doit néanmoins peser de nombreux risques. Avec un accès libre des soins transfrontaliers remboursés, une désorganisation des soins est possible : les système de soins les mieux organisés devront faire face à une arrivée massive des autres ressortissants d’Europe. Au niveau du financement, les tarifs de remboursement demandés seront-ils à la hauteur du coût des soins pratiqués ? Il se pose aussi le problème de la responsabilité d’accident médical, et de la continuité des soins dans le pays d’origine. Va-t-on se diriger vers des pôles d’excellence européens pour chaque discipline ? Sans compter que le problème du tourisme médical est loin de n’être qu’intra européen… bon courage.
Louise Beauchêne Metz (France)
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Last Updated ( Sunday, 29 July 2007 )
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Non ce n'est pas une affiche de campagne en Turquie, mais bien celle du parti socialiste autrichien (SPÖ) pour les élections d'octobre prochain à Vienne. Après les affiches de campagne de Strache qui plaide pour le " pur sang viennois" c'est la course au populisme?
Wien-Wahl: Politiker sprechen türkisch: 200.000 Neoösterreicher Wähler haben Migrationshintergrund. Die Parteien buhlen um ihre Stimmen - gerne auch in einer Fremdsprache.( Kurier 25/08/2010)
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La deuxième rencontre du cycle
“LA DEMOCRATIE EN DANGER”,
consacrée à la Justice en Europe
Le lundi 13 septembre
de 19h30 à 22h00
Salons de l’Aveyron
17 Rue de l'Aubrac
75012 Paris
 A l’heure où les discours et les mesures sécuritaires et judiciaires se durcissent dans nombreux pays européens, où l’on sait les atteintes aux droits les plus élémentaires et aux principes fondamentaux des simples citoyens, quels traitements sont réservés à ceux qui tiennent les pouvoirs politiques, financiers, économiques entre leurs mains? Une conférence-débat organisée dans le cadre du cycle La démocratie en danger par Les Amis de Beppe Grillo à Paris et le NewropMag.
Intervenants: les députés européens Luigi De Magistris, Sonia Alfano et Rosario Crocetta ; Harald Greib, vice-président de Newropeans en charge des affaires des institutions européennes ; Eric Alt, magistrat, membre de l’association MEDEL (magistrats européens pour la démocratie et les libertés) et de l’association Anticor, et Corinne Lepage, députée européenne et ex Ministre de l’environnement, engagée dans la lutte contre la corruption politique et financière.
Parmi les sujets de discussion:
- L'infiltration des organisations criminelles et le vide législatif relatif en Europe
- Les récentes dépénalisations des crimes financiers et économiques en Italie, en France et leur traitement au sein des institutions européennes
- Présomption d'innocence ou de culpabilité? L'exemple de la “loi bâillon” sur les écoutes téléphoniques qui viole les recommandations de l’OSCE concernant l’emploi de sources et de matériels nécessaires aux investigations journalistiques au service de la démocratie.
Contacts:
Micaela Bracciaferri, Coordinatrice “Les Amis de Beppe Grillo à Paris »
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Marianne Ranke-Cormier, Rédactrice en chef du NewropMag
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Entrée libre sur pré-inscription auprès de
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